Cher Monsieur Dolce & Gabbana,
Je vous écris pour vous faire part de mon mécontentement.
En effet, depuis de nombreuses années, mon prince charmant porte des sous-vêtements de type boxer (ou shorty, personnellement je ne fais pas la
différence.) La plupart du temps, c'est moi qui les lui achète et jusqu'à aujourd'hui, son tiroir à slips ressemblait à peu près à cela:
- Une vingtaine de boxers de marques variées (et quelques vieux caleçons) dont les pièces maîtresses sont:
3 boxers SOFT GREY by LaRedoute. Blanc/Gris/Noirs
3 boxers Thierry MUGLER. Noir et blanc/ Blanc et Gris/ Noir uni
3 boxers DIM. Blanc/Noir/Bleu
2 boxers ATHENA. Kaki et orange/ Noir et orange
Tout s'est passé pour le mieux ces dernières années. Ses boxers étant jolis et de bonne qualité, mon prince et ses bijoux de familles vivaient
heureux dans le meilleur des mondes, ses petites fesses pommelées moulées dans ces jolies matières ravissaient les yeux de sa douce.
Et puis, un jour, nous nous promenions à Florence, ville de l'amour, dans cette caverne d'Ali Baba qu'est Rinascente (l'équivalent de notre Lafayette à nous) et à la vue des irresistibles promotions, me voilà qui offre à mon cher et tendre, deux boxers (un bleu et un blanc) siglés de votre marque: Dolce & gabbana. Mon prince est ravi et moi aussi, même s'il est vrai que même en promotion, je trouve que cela reste cher pour des sous-vêtements. Mais bon, je me dis que pour une fois, je fais une petite exception à la règle. Et puis je me dis que après tout, ses boxers SOFT GREY ont 5 ans et sont toujours en parfait état, donc ceux-là feront bien 10 ans.
Sauf que non. Voilà un mois que nous sommes rentrés de Florence. Le boxer blanc D&G a du être porté 2 ou 3 fois (allez 4 fois grand maximum) et figurez-vous que déjà, la couture entre le tissu et la bande élastique s'est défaite. Laissant un grand trou disgracieux au possible. Mon prince est triste. Il ne veut plus le mettre. Il boude. Et moi, et bien je suis en colère après vous monsieur. Alors je vous demande: Qu'est-ce qui justifie un prix aussi exhorbitant si la qualité n'est même pas au rendez-vous? N'avez-vous pas honte que vos caleçons soient de moins bonne qualité qu'un lot promotionnel de sous-vêtements coton sur le premier catalogue de VPC venu?
Et puis, un jour, nous nous promenions à Florence, ville de l'amour, dans cette caverne d'Ali Baba qu'est Rinascente (l'équivalent de notre Lafayette à nous) et à la vue des irresistibles promotions, me voilà qui offre à mon cher et tendre, deux boxers (un bleu et un blanc) siglés de votre marque: Dolce & gabbana. Mon prince est ravi et moi aussi, même s'il est vrai que même en promotion, je trouve que cela reste cher pour des sous-vêtements. Mais bon, je me dis que pour une fois, je fais une petite exception à la règle. Et puis je me dis que après tout, ses boxers SOFT GREY ont 5 ans et sont toujours en parfait état, donc ceux-là feront bien 10 ans.
Sauf que non. Voilà un mois que nous sommes rentrés de Florence. Le boxer blanc D&G a du être porté 2 ou 3 fois (allez 4 fois grand maximum) et figurez-vous que déjà, la couture entre le tissu et la bande élastique s'est défaite. Laissant un grand trou disgracieux au possible. Mon prince est triste. Il ne veut plus le mettre. Il boude. Et moi, et bien je suis en colère après vous monsieur. Alors je vous demande: Qu'est-ce qui justifie un prix aussi exhorbitant si la qualité n'est même pas au rendez-vous? N'avez-vous pas honte que vos caleçons soient de moins bonne qualité qu'un lot promotionnel de sous-vêtements coton sur le premier catalogue de VPC venu?
Je vous serais donc infiniment reconnaissante de bien vouloir me rembourser la somme de **** euros (RIB ci-joint) que j'ai perdu à trop vouloir vous faire confiance.
Cordialement,
Kate.
par Kate
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Diabolo Loulou
*** à l'attention de mon lectorat ***
*** veuillez m'excuser pour ce petit interlude romantique ***
Tu peux poser la question à qui tu veux, ils te le confirmeront tous. J'ai toujours été romantique. J'ai toujours été très fleur bleue, surtout
quand j'étais petite. A l'adolescence, je le montrais moins, mais je rêvais toujours secrètement de prince charmant et d'un amour éternel. Malgrè les déceptions j'ai continué d'y croire. Je
savais que je le rencontrerais un jour. Comme disait ma grand-mère: "Le grand amour c'est dans tes gènes, tu n'y échapperas pas." Je m'endormais en pensant à cette phrase et je rêvais à mon
prince.
C'est pour ça que je l'ai su très vite. A la seconde où je t'ai vu, je l'ai su. C'était toi. Derrière ce sourire discret, derrière cette allure de mauvais garçon, derrière tes tatouages et ton marcel trop grand, je t'ai reconnu. Toi l'homme de ma vie. Et je ne me suis pas trompée. J'ai attendu que tu viennes, et tu es venu.
J'avais 18 ans, je me sentais si petite à côté de toi. Et tu as pris une place immense dans ma vie. Immédiatement. Certains y ont vu un amour de vacances, une passade. Certains ont cru que tu te lasserais de la sage étudiante que j'étais, que je me lasserais du mauvais garçon que tu n'es pas, que nous étions trop jeunes pour nous lancer. Mais nous, nous savions.
Ce 1er Août 2001, j'ai su que c'était toi, c'était nous. C'était une évidence. Et je continue de le croire. Six ans après.
C'est pour ça que je l'ai su très vite. A la seconde où je t'ai vu, je l'ai su. C'était toi. Derrière ce sourire discret, derrière cette allure de mauvais garçon, derrière tes tatouages et ton marcel trop grand, je t'ai reconnu. Toi l'homme de ma vie. Et je ne me suis pas trompée. J'ai attendu que tu viennes, et tu es venu.
J'avais 18 ans, je me sentais si petite à côté de toi. Et tu as pris une place immense dans ma vie. Immédiatement. Certains y ont vu un amour de vacances, une passade. Certains ont cru que tu te lasserais de la sage étudiante que j'étais, que je me lasserais du mauvais garçon que tu n'es pas, que nous étions trop jeunes pour nous lancer. Mais nous, nous savions.
Ce 1er Août 2001, j'ai su que c'était toi, c'était nous. C'était une évidence. Et je continue de le croire. Six ans après.
*** Fin de l'interlude romantique ***
par Kate
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Diabolo Loulou

Et oui les hommes viennent bien de Mars et les femmes de Vénus, et j'en ai la preuve.
Cet anectode remonte à l'été dernier.
C'est l'été. Nous sommes invités à une soirée. Une amie organise une fiesta dans sa maison en bord de mer. Et elle a vu les choses en grand. D'abord
le site est exceptionnel, une immense terrasse qui donne sur la mer, une ambiance lampion et sangria, des dizaines d'invités, il fait chaud et surtout... un groupe de
rock installé sur la terrasse qui reprend tous les titres que j'aime. De U2 à Coldplay, en passant par Muse, the Strokes, the White Stripes... L'hallu. C'est génial.
Loulou et moi passons une bonne soirée. On retrouve de vieux amis. On discute. On boit. On danse. On se délecte de la musique. Et puis soudain, je suis incapable de me rappeler comment, on se dispute. Une dispute à la con. On s'engueule. On se prend la tête 10 minutes et on finit chacun dans son coin.
J'étais assise à côté de la sangria (c'est plus pratique) et lui à l'autre bout de la terrasse. Tout seul. On ne se regardait pas. Nous regardions tous les deux le groupe, qui chantait si bien, éclairé par les lampions, avec les vagues qui s'écrasaient derrière eux, le soleil venait de se coucher sur la mer, on apercevait maintenant les étoiles. Le décor était surréaliste, magique. Et là, il s'est passé quelquechose. J'ai été transporté dans un film.
Je l'ai reconnu dès la première note. Notre chanson. Le groupe s'est mis à jouer notre chanson. J'étais dans du coton, c'était si beau. Ce cadre idyllique, cette chanson. Dans ma tête je me suis refaite la scène de notre dispute ridicule, je me suis rejoué les beaux moments que nous avions vécu, je me suis rappelé à quel point je l'aime, lui, ce garçon qui n'est pas parfait mais qui l'est bien plus que n'importe quel autre. Et je l'ai vu. Assis à l'autre bout de la terrasse. Il me regardait. Je me suis demandé s'il pensait aux mêmes choses que moi. S'il vivait ce moment aussi intensément que moi. Et la chanson s'est terminé. J'avais presque les larmes aux yeux d'émotion.
J'ai attendu qu'il vienne vers moi. Il est venu. Il s'est assis. Et il m'a dit: "T'as soif?". Je l'ai regardé tendrement, comme on regarde le garçon qu'on aime qui ne sait pas quoi dire parce qu'il est ému.
Et je lui ai dit: "C'était magique, ça m'a vraiment fait quelquechose. Se retrouver là, dans ce si beau décor, et entendre notre chanson comme ça, au bord de la mer, c'était trop beau. Tu n'as pas trouvé ça trop beau?"
Et là il m'a répondu: "Ils ont joué notre chanson? Ah merde j'ai pas fait attention. Bon t'as soif ou pas?"
Loulou et moi passons une bonne soirée. On retrouve de vieux amis. On discute. On boit. On danse. On se délecte de la musique. Et puis soudain, je suis incapable de me rappeler comment, on se dispute. Une dispute à la con. On s'engueule. On se prend la tête 10 minutes et on finit chacun dans son coin.
J'étais assise à côté de la sangria (c'est plus pratique) et lui à l'autre bout de la terrasse. Tout seul. On ne se regardait pas. Nous regardions tous les deux le groupe, qui chantait si bien, éclairé par les lampions, avec les vagues qui s'écrasaient derrière eux, le soleil venait de se coucher sur la mer, on apercevait maintenant les étoiles. Le décor était surréaliste, magique. Et là, il s'est passé quelquechose. J'ai été transporté dans un film.
Je l'ai reconnu dès la première note. Notre chanson. Le groupe s'est mis à jouer notre chanson. J'étais dans du coton, c'était si beau. Ce cadre idyllique, cette chanson. Dans ma tête je me suis refaite la scène de notre dispute ridicule, je me suis rejoué les beaux moments que nous avions vécu, je me suis rappelé à quel point je l'aime, lui, ce garçon qui n'est pas parfait mais qui l'est bien plus que n'importe quel autre. Et je l'ai vu. Assis à l'autre bout de la terrasse. Il me regardait. Je me suis demandé s'il pensait aux mêmes choses que moi. S'il vivait ce moment aussi intensément que moi. Et la chanson s'est terminé. J'avais presque les larmes aux yeux d'émotion.
J'ai attendu qu'il vienne vers moi. Il est venu. Il s'est assis. Et il m'a dit: "T'as soif?". Je l'ai regardé tendrement, comme on regarde le garçon qu'on aime qui ne sait pas quoi dire parce qu'il est ému.
Et je lui ai dit: "C'était magique, ça m'a vraiment fait quelquechose. Se retrouver là, dans ce si beau décor, et entendre notre chanson comme ça, au bord de la mer, c'était trop beau. Tu n'as pas trouvé ça trop beau?"
Et là il m'a répondu: "Ils ont joué notre chanson? Ah merde j'ai pas fait attention. Bon t'as soif ou pas?"
A ce moment là, j'ai su qu'on venait vraiment pas de la même planète.
par Kate
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Diabolo Loulou

Il a oublié mon bisou en partant ce matin. D'habitude, j'ai droit à un bisou. C'est très important le bisou du matin. C'est comme le calin du matin, quand le réveil vient de sonner et qu'on savoure les derniers instants de chaleur sous la couette. C'est primordial. C'est le truc ultime pour bien démarrer la journée. Encore plus important que l'orange pressée et le café. C'est comme le bisou pour dire bonjour encore tout endormi, c'est comme le bisou du soir pour dire bonne nuit. C'est vital. C'est comme le regard amoureux au resto, c'est comme se tenir la main en marchant dans la rue, c'est comme regarder la télé serrés l'un contre l'autre, lovés dans le canapé. C'est comme les "je t'aime" avant de raccrocher, c'est comme les "je t'aime" avant de se quitter. C'est comme les mots d'amour placardés sur le frigo... Tout ça me fait vivre, c'est mon oxygène.
Alors quand, le voyant franchir le pas de la porte, je lui dit "Et mon bisou?" et qu'il me répond "T'exagères, je suis super à la bourre" je ne cède pas: "Si je comprends bien, tu es resté 45 minutes à ronchonner devant télématin mais tu n'as pas deux secondes pour faire un bisou à ta femme ?" Voilà. On déconne pas avec le bisou du matin. Non mais.
par Kate
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Diabolo Loulou
Mon homme à moi, il est comme ça:
- Il vit dans un monde où le foot a plus d'importance que la politique, où les matchs du Dimanche soir sont sacrés, où être dérangé devant Téléfoot est un motif de divorce.
- Il ne sait pas économiser. Je crois qu'il ne sait pas ce que le mot économie veut dire. Il doit penser que c'est un truc pour les riches.
- Il se trouve toujours moche en photo (alors que ben non il est beau) mais il aime bien qu'on le prenne quand même (parce qu'il espère qu'un jour il sera beau sur une photo.)
- Il est tatoué, ça fait un peu rebelle. Ce sont les traces de son époque Grunge. Il a gardé les tatouages (pas facile à enlever en même temps) mais aussi la boucle d'oreille (soupir). Heureusement, il a pas gardé la coupe Kurt Cobain, ouf! (Quoique...)
- Il lit mes magazines féminin, et en entier, sans sauter les pages modes et beauté! Du coup, il s'y connait vachement en psychologie féminine mon homme.
- Il aime pas les plats diététiques, les petites purées de légumes, le poisson vapeur... Il lui faut du gras à tout les repas. Et s'il n'y a pas assez de gras, je mets de la mayonnaise. Ben voyons...
- Il ne sait pas faire des compliments simples genre: "Tu es magnifique", "Cette robe te va à merveille". Non. Lui il fait des compliments du genre: "J'adore te voir en jupe, mais dis, tu vas changer de chaussures pour sortir?" (référence aux ballerines) ou "Tu as de très jolies jambes. Si tu avais le mollet moins fort, ce serait vraiment parfait."
- En 5 ans, 6 mois et 13 jours, il m'a écris 2 poèmes et offert 2 bagues.
- Sur 5 ans, 6 mois et 13 jours, il ne s'est pas écoulé un jour sans qu'il me dise Je t'aime.
par Kate
publié dans :
Diabolo Loulou












